Je repars à zéro I : Besoin de savoir

Dans ce film de 1991, on assiste à un parcours professionnel très diversifié : celui de Georges Nydegger, alors âgé de 59 ans et enseignant de latin au Cycle d’orientation. À l7 ans, il est ouvrier agricole, puis entre ensuite aux CFF, où il occupe de nombreux postes dans une trentaine de gares avant de se fixer à Genève-Cornavin. Cependant, sa profession ne lui donne pas toute la satisfaction désirée. Il fréquente alors le Collège du soir, obtient sa maturité et entre à l’Université, en Faculté de théologie. Mais son parcours ne s’arrête pas là : il renonce au pastorat pour s’orienter vers l’enseignement. Ce film montre combien la volonté d’apprendre peut ouvrir des portes et développer ainsi une trajectoire professionnelle en accord avec les intérêts personnels. Le jeune public d’alors peut constater qu’un premier choix ne marque pas définitivement un profil social : celui-ci peut être remodelé, à condition de mettre en œuvre une volonté qui permet de réaliser ses aspirations. Après une carrière et une retraite bien remplie, Georges Nydegger a disparu en 2015.
La série Je repars à zéro est constituée de trois films tournés entre 1991 et 2000 qui peuvent tous être visionnés sur ARCHIPROD en cliquant ici.

Walser : les derniers Alamans

Ce film , présenté ici dans sa version en français, évoque un peuple peu connu, habitant les hautes vallées alpines depuis le XIIe siècle. Les Walser restent très attachés à leur terre et à leurs traditions. Autrefois prospères, et jouissant d’une relative indépendance, ces descendants des Alamans doivent aujourd’hui lutter pour exister face à un monde où la productivité et le rendement économique sont devenus des préceptes qu’on ne peut pas ignorer. Ce sont des problèmes actuels qui concernent les Walser et toute la paysannerie de montagne. Tournée en grande partie dans le Safienthal, aux Grisons, cette émission constitue un document d’une grande richesse, au sein de laquelle le contenu chemine habilement en parfait accord avec le rythme du récit.
Une version allemande de ce film peut être vue ici sur ARCHIPROD.

Le Son de rue

Le postulat de ce film sensible, à la bande-son très travaillée, est que la musique ne s’apprécie pas seulement au concert ou chez soi. Elle est présente également dans la rue, mêlée aux bruits de la ville. Elle y est vivante, mouvante, immédiate, proposée aux gens qui l’écoutent le temps de passer devant un musicien ou parce que le hasard l’a mise sur leur chemin. Pour certains passants, cette musique constitue une agression, pour d’autres, divertissement et plaisir. Quel que soit leur talent, les musiciens de rue donnent à chacun l’occasion de les entendre, de se former une oreille et une sensibilité, d’aller d’une culture à l’autre, et de faire bouger l’horizon de son quotidien. Un film qui permet aujourd’hui aux genevois de longue date de retrouver quelques personnages emblématiques disparus depuis plusieurs décennies…
Un director’s cut (plus long de presque 20 minutes et commenté par la gracieuse voix de la RSR, Lolita) peut être vu ici sur ARCHIPROD.
 

Le Son de rue, version longue

Le postulat de ce film sensible, à la bande-son très travaillée, est que la musique ne s’apprécie pas seulement au concert ou chez soi. Elle est présente également dans la rue, mêlée aux bruits de la ville. Elle y est vivante, mouvante, immédiate, proposée aux gens qui l’écoutent le temps de passer devant un musicien ou parce que le hasard l’a mise sur leur chemin. Pour certains passants, cette musique constitue une agression, pour d’autres, divertissement et plaisir. Quel que soit leur talent, les musiciens de rue donnent à chacun l’occasion de les entendre, de se former une oreille et une sensibilité, d’aller d’une culture à l’autre, et de faire bouger l’horizon de son quotidien. Un film qui permet aujourd’hui aux genevois de longue date de retrouver quelques personnages emblématiques disparus depuis plusieurs décennies…
Une version plus courte de ce film (avec un commentaire dit par le réalisateur) est également disponible ici sur ARCHIPROD.

Colonisations

Vers 1850, de grandes zones blanches subsistent dans les cartes de l’Afrique et de l’Asie, l’intérieur des continents reste souvent inconnu. Puis à la veille de la Première Guerre mondiale, presque la totalité de l’Afrique et de l’Asie sont sous domination européenne. Ce premier document retrace l’épopée de la colonisation. Par le jeu de témoignages directs et indirects, on aborde le contexte et l’esprit de cette aventure ou, selon la position du narrateur, de ce drame. Presque tous les pays d’Europe ont participé à la colonisation. Chacun avec ses méthodes, en fonction de sa propre histoire, des contraintes du terrain et de ses intérêts à court terme. L’accent est surtout mis sur l’Afrique, où les cas de la Grande-Bretagne, de la France et de la Belgique sont approfondis. Ce premier volet se termine avec l’Indochine et les conséquences de la colonisation sur les colonisés.Colonisations-Décolonisations est un dyptique réalisé en 1990 et 1991, dont le second volet peut être vu ici sur ARCHIPROD

Trafic blues

Trafic blues complète un ensemble de documents traitant de la ville, déjà produits auparavant par TVCO et bientôt disponibles sur Archiprod: Sauve qui peut la ville, Tranches de ville et  La Ville et le Masque. Cette émission, entièrement tournée à Genève, a été conçue pour sensibiliser les élèves aux conséquences d’une politique des transports urbains axée sur le « tout pour l’automobile ». Un brin d’humour, une pointe de dérision, reportage et fiction mêlés, c’est la forme choisie par les auteurs de Trafic blues pour traiter un sujet sérieux et complexe. Il ne s’agit pas dans ce flm de 1990 d’analyser toutes les facettes du problème des transports et des déplacements urbains : le premier objectif est de provoquer réflexion et discussion chez les adolescents à propos d’une question qui parait alors loin d’être résolue… Et qui de fait, plus d’un quart de siècle plus tard, ne l’est toujours pas. Pour consulter un projet de l’EPFL à ce sujet, initié en 2016, cliquer ici.

Présentation du cycle d’orientation au Salon du livre 1990

En 1989, le DIP demande à TVCO de réaliser une série de clips dans le but de présenter au public du Salon du livre de Genève 1990 l’ensemble des disciplines enseignées alors au cycle d’orientation. Une trentaine de très courts métrages sont ainsi réalisés. Ces clips sont complétés par ce film d’un quart d’heure qui ambitionne alors de présenter la structure de cette école, son organisation et la variété des disciplines proposées. Comme d’habitude dans ce genre d’exercice, les disciplines artistiques sont particulièrement mises en avant, en raison de la séduction qu’elles exercent sur le public, alors même qu’elles seront les premières sacrifiées lors des grandes restructurations des années 1990 et 2000.
Les clips présentant individuellement chaque discipline peuvent être vus ici sur ARCHIPROD.

Un autre regard : 19 élèves dans le Sahel

Ndeen Meissa : un village sénégalais situé à 130 km de Dakar, dans une région particulièrement exposée à la sécheresse et à l’inexorable avancée du désert, et victime d’un exode rural massif. Dans la chaleur étouffante de juillet 1988 y débarquent 14 filles et 5 garçons, élèves du cycle d’orientation et du collège de Genève, venus dans le cadre d’un projet d’aide intitulé « Coopération Coup de Main ». Pendant un mois, ils vont être plongés dans un mode d’existence fondamentalement différent du leur : deux semaines durant, ils vont essayer de vivre comme les habitants de Ndeen Meissa…Quatre ans plus tard, en 1992, le réalisateur Patrick Hess retrouvera quelques protagonistes de cette aventure et les interrogera sur leur vision du monde, dans un document disponible ici sur ARCHIPROD.Votre droit à l’image : informations et réclamations

Les Droits de l’homme I : Le Droit à l’éducation

Le droit à l’éducation fait partie intégrante de la Déclaration universelle des droits de l’homme, proclamée en 1948, au Palais de Chaillot à Paris, par l’Assemblée générale des Nations Unies. Ce film, mélange d’images d’archives et de commentaires d’acteurs engagés dans la vie politique et associative genevoise, fait le point de la situation à la fin des années 80.

L’atome, pour quoi faire ?

Dans ce film de 1988 sont exposées les applications et les implications de la physique nucléaire en Suisse. Le cadre de travail est volontairement limité aux technologies appliquées dans les lieux visités. Quant aux notions de base nécessaires à la compréhension du film, elles sont abordées rapidement dans un dessin animé. On découvre les instruments et les techniques de radioprotection utilisés alors en Suisse, ainsi que les aspects de la médecine nucléaire. On suit la fabrication d’isotopes radioactifs à l’Institut Paul Scherrer de Würenlingen. Les technologies lourdes de production d’énergie par fission sont décrites avec les problèmes posés par la gestion des déchets nucléaires. Les interventions d’un journaliste ponctuent le film pour en articuler le contenu face à la problématique engendrée par ces technologies.
 

Le Conseil fédéral, législature 1987-1991

9 décembre 1987 : l’Assemblée fédérale vient d’élire le Conseil fédéral pour la législature 1987-1991. Les conseillers fédéraux sont au nombre de sept : Jean-Pascal Delamuraz (département de l’économie publique), Otrto Stich (département des finances), Elisabeth Kopp (département de justice et police), Arnold Koller (département militaire), Flavio Cotti (département de l’intérieur), Adolf Ogi (département des transports, des communications et de l’énergie) et René Felber (département des affaires étrangères). Ce film dresse un court portrait de chacun d’entre eux et des départements dont ils auront la charge durant quatre ans.

La Filière

Dès l’occupation de la totalité du territoire français par les troupes allemandes, en novembre 1942, la persécution des juifs, avec la collaboration des services de l’État français, se fait encore plus implacable et s’étend aux enfants réfugiés en ex-zone dite libre, notamment à ceux qui se trouvent au château de la Hille, sous la surveillance de la Croix-Rouge suisse. La directrice de la colonie voit venir les gendarmes français arrêter et emmener ses protégés de plus de quinze ans. Grâce à son courage et à sa détermination, elle réussit à les retrouver et à les sauver. Elle organise une filière de traversée de la France et d’entrée clandestine en Suisse. Il s’agit de déjouer la surveillance des Allemands, des Français collaborationnistes et celle des douaniers suisses contraints, à partir de 1942, de refouler les réfugiés trouvés à l’intérieur du territoire helvétique. Grâce aux Français et aux Suisses qui n’admettent pas l’inadmissible, cent cinquante enfants seront sauvés. Les principaux acteurs de ce sauvetage, et l’un des rescapés, livrent ici leurs souvenirs.La Filière est, en 1987, le dernier film que Jacqueline Veuve réalisera pour TVCO et le DIP. Les dix films de la célèbre documentariste recensés jusqu’ici par ARCHIPROD peuvent être vus ici.

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