La Lime et l’Étau : un portrait d’André Chavanne

En juin 1985, André Chavanne assiste pour la dernière fois aux promotions des écoles primaires de Genève. À cette occasion, l’ex SMAV (Service des moyens audiovisuels) réalise un portrait vidéo tout en nuances, rendant ainsi hommage à l’une des figures les plus riches et les plus attachantes de la République de Genève. André Chavanne fut en effet un Conseiller d’Etat socialiste emblématique, fidèle à ses convictions et portant une vision forte et à long terme de l’École genevoise, qu’il dirigea de 1961 à 1985.

L’Avenir à 15 ans

Dans un collège du cycle d’orientation une classe de dernière année de scolarité obligatoire (quinze ans) est réunie pour parler de son avenir. Chaque élève se présente et indique son choix professionnel. Tous, à un titre ou à un autre, rêvent bien légitimement à une vie réussie. Nous suivons pendant cinq ans six des élèves de la classe qui exposent leurs difficultés. A la fin du film, c’est-à-dire cinq ans après, nous retrouvons tous les élèves de la classe et pouvons ainsi mesurer la différence entre l’idée qu’ils se faisaient de leur avenir et la réalité quotidienne.

6 place Chevelu

À Genève, 60% des constructions sont postérieures à 1945 : comme à Cologne, comme dans d’autres villes allemandes bombardées pendant la guerre. Mais à Genève, qui n’a pas connu les bombardements, la transformation s’est faite, se fait toujours progressivement, ponctuellement. La ville change, le plus souvent immeuble après immeuble, insensiblement, discrètement. Mais, à force de démolitions, son visage ne s’en trouve pas moins – on s’en aperçoit de plus en plus aujourd’hui – profondément modifié. En 1980, cette maison est située 6, place Chevelu à Genève, dans le quartier de Saint-Gervais. Elle a une histoire. Navire abandonné de presque tous ses passagers, sauf deux, cette maison est en danger. Aujourd’hui vaisseau fantôme, elle était, il y a trois ans, encore vivante. Son histoire va se terminer. La réalisatrice aimerait montrer pourquoi au spectateur…Entre 1971 et 1987, la célèbre documentariste Jacqueline Veuve réalisera douze films pour TVCO et le DIP. Dix d’entre eux sont d’ores et déjà disponibles ici sur ARCHIPROD. 

Chronique d’un village: Dardagny, Genève

1979-7021 : Chronique d’un village : Dardagny, Genève, un film de Robert Rudin (1979, 28′)

Entre 1975 et 1976, Robert Rudin avait déjà tourné trois films qui dressent les portraits de trois communes genevoises, l’une rurale, la deuxième suburbaine et la troisième citadine… Ces trois émissions sont disponibles ici sur ARCHIPROD.

Angèle Stalder ou La Vie est un cadeau

Ce film de 1978 évoque la vie quotidienne d’Angèle Stalder, ouvrière alors à la retraite, handicapée de surcroît. Durant sa vie professionnelle, elle a travaillé dix-sept ans dans une fabrique de chocolat, vingt ans dans une fabrique de cartonnages et a milité au sein de l’Action ouvrière catholique. Elle a toujours fait preuve d’un très grand courage et, en tant que femme, elle a dû d’autant plus se battre pour s’imposer et se faire écouter. À l’époque du tournage, elle continue de militer avec une attitude très optimiste, bien qu’elle ait eu une enfance pauvre et qu’elle n’ait pas pu entreprendre les études auxquelles elle aspirait.Entre 1971 et 1987, la célèbre documentariste Jacqueline Veuve réalisera douze films pour TVCO et le DIP. Dix d’entre eux sont d’ores et déjà disponibles ici sur ARCHIPROD.

Une commune rurale : Perly-Certoux

Ce film, tourné en 16 mm noir blanc, dresse le portrait, au milieu des années 1970, de la petite commune rurale de Perly-Certoux, dans la campagne genevoise. Enrichi d’entretiens avec des membres des autorités communales et des agriculteurs, iI constitue un témoignage précieux sur une mode de vie alors en voie partielle de disparition.Entre 1975 et 1976, Robert Rudin tourne trois films qui dressent les portraits de trois communes genevoises, l’une rurale, la deuxième suburbaine et la troisième citadine… Ces trois émissions sont disponibles ici sur ARCHIPROD. En 1979, le même réalisateur tournera encore la chronique d’un village, Dardagny, qui peut être vue ici.

Une commune suburbaine : Onex

Ce film est extrait d’une série alors intitulée Les pouvoirs politiques. ll décrit la mutation profonde opérée par la commune d’Onex dans les années 1960. Autrefois fondée par les Romains, cette bourgade paysanne est en effet devenue l’une des premières cité-satellites de Suisse romande dans les années 60. La construction des grands ensembles d’habitations de sa “Cité-Nouvelle” ont fait passer sa population de 2′000 âmes en 1960 à plus de 13′000, dont de nombreux étrangers, en 1970. Tourné en 1976, le film pose un constat sans concession sur la difficulté de s’adapter à une telle mutation et laisse la parole tant aux politiciens qui ont l’ont décidée qu’aux habitants qui l’ont souvent subie.Entre 1975 et 1976, Robert Rudin tourne trois films qui dressent les portraits de trois communes genevoises, l’une rurale, la deuxième suburbaine et la troisième citadine… Ces trois émissions sont disponibles ici sur ARCHIPROD. En 1979, le même réalisateur tournera encore la chronique d’un village, Dardagny, qui peut être vue ici.Par ailleurs, en 1997, le CPAV tournera un film analogue à celui-ci, consacré cette fois à la transformation de Meyrin et disponible ici sur ARCHIPROD.En 2011 enfin, la TV suisse romande se rendra à son tour à Onex pour y tourner un reportage qu’on peut voir ici.

Mais vous les filles…

Ce film de 1976 confronte les aspirations d’un groupe d’adolescentes de quatorze ans et la réalité adulte de l’époque. À travers les thèmes abordés, le travail de la femme, le mariage, les enfants, la crèche (sic), on pose le problème du rôle de la femme dans la société d’alors, de sa place dans le monde du travail. Le montage alterné des questions des adolescentes et des réponses, de Danièle, sans profession, abandonnée avec ses deux enfants par son mari, de Nicole, sans profession, quatre grands enfants, qui cherchent à se recycler, de Lydia, dentiste, qui se recycle après un arrêt de trente ans, de Martine, infirmière, de Janine, ramoneuse et de Françoise, apprentie menuisière, qui, elles, ont eu le courage de se lancer dans des métiers dits «masculins», donne une idée du fossé qu’il y a entre la vie rêvée de ces filles et garçons et la vie vécue des adultes. Le film tente de faire comprendre à son jeune public qu’il faudrait longtemps pour que «ça» change, pour que tombent les préjugés des garçons et filles vis-à-vis des filles, des femmes, pour que la femme ait un choix professionnel égal à l’homme, pour qu’elle ne soit plus frustrée de sa propre vie, de ses propres sentiments.
Entre 1971 et 1987, la célèbre documentariste Jacqueline Veuve réalisera douze films pour TVCO et le DIP. Dix d’entre eux sont d’ores et déjà disponibles ici sur ARCHIPROD.

Une commune urbaine : ville de Genève

Ce film, réalisé en collaboration avec TV Cepia, est extrait d’une série alors intitulée Les pouvoirs politiques. ll décrit dans le détail le fonctionnement de la plus grande commune du canton et met en scène des acteurs mythiques de la politique genevoise : Claude Ketterer, maire socialiste au nœud papillon inoubliable, épris de culture et de tolérance, Roger Dafflon, tribun communiste passionné de sport, René Emmenegger, PDC centriste plus social que libéral, Pierre Raisin, libéral humaniste comme il n’en existe plus, Lise Girardin, pionnière de la représentation féminine dans les institutions politiques et ardente défenseure de la décriminalisation de l’avortement…

La femme et ses métiers

Le titre de ce document de 1975 donne le ton… Même si les années 1970 sont celles d’un indéniable progrès dans le combat pour l’égalité des sexes, que de chemin parcouru depuis… Une des premières interrogations de ce film, coproduit avec le quotidien genevois La Suisse (disparu en mars 1994), et à savourer parfois au deuxième degré : « Peut-on garder son emploi et son mari ? » Tout un programme…! À noter que son réalisateur, Hervé Huguelet, fut le premier directeur de TVCO, toute récente télévision du Cycle d’Orientation de l’époque.
 

Les Paysannes de Casamance

Issue de la série « Chronique de la planète bleue », cette émission de la Télévision romande, réalisée par le célèbre documentariste Henry Brandt, a été coproduite par TVCO. N’évitant pas toujours les clichés, mais par une approche néanmoins sensible et respectueuse, le réalisateur et son cameraman nous permettent d’entrer dans le quotidien de femmes qui, à l’aube des années 1970, cherchent à vivre mieux au sein d’une Afrique noire durement touchée par le sous-développement, la famine et la forte mortalité enfantine. 40 ans plus tard, à l’heure de la mondialisation de l’économie, Philippe Cassard et l’atelier Arcadie sont revenus sur le sujet et ont réalisé un film visible ici.Trois émissions de la série Chronique de la Planète bleue, coproduites par TVCO, ont été retrouvées et peuvent être vues ici sur ARCHIPROD.

Bratsk Sibérie an 15

Issue de la série Chronique de la planète bleue, cette émission de la Télévision romande, réalisée par le célèbre documentariste Henry Brandt, a été coproduite par TVCO. Elle présente la vie quotidienne d’une ville nouvelle en Sibérie à l’époque du régime communiste. Riche de témoignages sans doute livrés sous contrôle de la censure, elle permet néanmoins de comprendre la logique collectiviste et planificatrice de l’ex-régime soviétique, et de mesurer les idéaux réels qui habitaient une partie non négligeable des russes à cette époque.Trois émissions de la série Chronique de la Planète bleue, coproduites par TVCO, ont été retrouvées et peuvent être vues ici sur ARCHIPROD. 

1 12 13 14 15 16
République et canton de Genève | DIP connexion |